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30.3.11

Douleur thoracique : la réponse au traitement vasodilatateur ne permet pas de prédire une origine cardiaque

PARIS, 15 juillet (APM Santé) - Pour déterminer si une douleur thoracique est ou non d'origine cardiaque, rien ne sert d'évaluer dans quelle mesure elle répond à l'administration d'un dérivé nitré vasodilatateur, indiquent les résultats d'une étude publiée dans les "Annals of Emergency Medicine".


Les précédents études s'étant déjà penchées sur la question n'ont abouti qu'à des conclusions contradictoires, rappellent le Dr Déborah Dierks, de l'université de Californie, et ses collègues. Cependant, à la différence de ce qui a été fait dans cette nouvelle analyse, la plupart de ces enquêtes n'avaient pas fait appel à des outils d'évaluation de la douleur validés pour observer l'évolution de l'état des patients.

Pour cette nouvelle étude, les chercheurs américains ont pris en compte les données recueillies auprès de 664 patients s'étant présenté dans un service d'urgences entre le 24 mai 2001 et le 30 avril 2002. Les participants ont été traités par un dérivé nitré vasodilatateur administré par voie sublinguale, et ils ont dû chiffrer l'intensité de leur douleur sur une échelle numérique descriptive de 11 points, avant puis après la première prise de ce traitement.

L'analyse des dossiers des patients après leur sortie a permis aux auteurs de constater qu'un diagnostic d'infarctus du myocarde ou de maladie coronaire avait été posé pour 18% des participants, qui ont donc été considérés comme ayant été confrontés à une douleur thoracique d'origine cardiaque.

Dans un deuxième temps, les auteurs ont procédé à l'étude de l'évolution des scores de douleur rapportés par les patients après l'administration du traitement vasodilatateur. Il est apparu que 19% des patients n'avaient alors ressenti aucun changement, 31% n'avaient connu qu'un léger soulagement de leur douleur, tandis que 22% des participants ont rapporté un soulagement modéré et 28% ont indiqué avoir alors ressenti un soulagement significatif ou complet de leur douleur.

D'après les analyses statistiques, le fait qu'une douleur thoracique s'avère finalement être d'origine cardiaque n'est pas lié à l'importance de l'évolution de la douleur thoracique après l'administration d'un traitement vasodilatateur, ont remarqué les auteurs.

Bien que l'administration de ce dérivé nitré se montre fort utile dans la prise en charge des douleurs thoraciques, la réponse de la douleur à ce traitement n'aide pas particulièrement à distinguer les douleurs thoraciques d'origine cardiaque de celles dues à une autre cause, concluent les auteurs

Douleur thoracique de l'adulte

Remarques sur les mots employés

Le langage dispose de nombreuses expressions pour signifier le ressenti d'une douleur thoracique. Quelques exemples :

  • Quelqu'un qui dit avoir mal "à la poitrine" ou "dans la poitrine" veut en fait le plus souvent dire qu'en ce moment elle a une douleur dans la poitrine. En effet, le mot de "douleur" est moins immédiat que le mot "mal" et témoigne d'une réflexion plus distanciée face au fait d'avoir mal.
  • Une douleur "dans" la poitrine signifie pour la personne qu'elle ressent la douleur à l'intérieur même de sa poitrine, cette douleur pouvant être une crampe, une brûlure, une sensation d'être pris dans un étau, etc.
  • Une douleur "de" la poitrine est souvent plus vague, la douleur pouvant être superficielle.
  • Une personne qui parle de "douleur thoracique" signifie généralement par là qu'elle a une certaine culture médicale ou qu'elle a déjà consulté un médecin pour de ce type de douleur qui parlera alors de "douleur thoracique".
  • Quant à la personne qui parle de "précordialgies" (ce qui signifie littéralement "douleurs devant le coeur"), elle veut signifier par là qu'elle sait très bien de quoi elle parle, car ce sont les divers médecins qu'elle a consulté qui ont utilisé ce mot.

Tous ces mots veulent dire en fait à peu près la même chose, mais le fait que la personne décide d'employer tel ou tel mot contient un message que le médecin -et l'entourage- doit savoir décrypter.

La façon de désigner la douleur

  • Lorsqu'une personne désigne sa douleur avec un doigt ou le bout de ses doigts, c'est plutôt rassurant.
  • En revanche, lorsque qu'elle l'exprime en mettant sa main à plat sur la poitrine, voire avec ses deux mains ou ses deux poings serrés, il y a plus de risques que cette douleur ait un caractère de gravité

Raisonnement du médecin

  • Il va d'abord interroger longuement la personne sur le type de douleur. Tout rentre en ligne de compte : la durée, le siège, les irradiations, le genre de douleur, ce à quoi elle ressemble le plus (piqûre, brûlure, serrement, etc.), l'horaire, le mode de survenue, les signes d'accompagnement.
  • Il fait le bilan des facteurs de risque. Cela lui permet de déterminer une probabilité qui oriente plus vers un problème cardiaque ou vers un autre problème.
  • L'examen est très important, en particulier la prise de tension, l'auscultation du coeur et des poumons.
  • Enfin l'électrocardiogramme.

À la suite de cela, deux possibilités se présentent :

Le diagnostic est certain

  • Si la cause est grave ou comporte des signes de gravité, un transport à l'hôpital, le plus souvent par ambulance de réanimation (Samu ou pompiers) sera nécessaire en direction d'un service de réanimation. C'est le cas de l'infarctus du myocarde, de la dissection aortique, et de l'embolie pulmonaire.
  • Si la cause est de gravité moyenne, mais nécessite malgré tout une hospitalisation, celle-ci se fera le plus souvent par ambulance non médicalisée.
  • Si la cause n'a pas de gravité immédiate, elle peut se résoudre par un traitement à domicile.
  • Un point particulier : la certitude qu'un caillot se forme dans une artère coronaire. Dans ce cas, le risque est l'infarctus du myocarde. On dispose de très peu de temps pour détruire le caillot par thrombolyse. Dans ce cas, et si cela est possible, le médecin appellera le 15 de façon à ce qu'il envoie une équipe qui réalisera ce geste salvateur.

Le diagnostic n'est pas certain

C'est là que la tâche du médecin est la plus délicate.

  • Si le médecin pense que la cause est potentiellement sérieuse, sans qu'il sache exactement avec certitude l'origine, une hospitalisation pour bilan sera nécessaire. Le transport se fait généralement en ambulance, parfois par les propres moyens de la personne.
  • Si la cause probable n'a pas de risque immédiat, il faut faire des investigations par des examens complémentaires : radio des poumons, prise de sang, échographie.
  • D'autres examens seront demandés dans un second temps en cas de négativité des examens précédents : transit oesogastroduodénal, fibroscopie, échodoppler, bilan hépatique.
  • Enfin, et selon les résultats, le médecin recourra à des examens plus lourds comme une angiographie, une coronarographie, ou une scintigraphie pulmonaire et cardiaque.

Causes principales

Les problèmes cardiovasculaires

  • Angine de poitrine. C'est d'une certaine façon l'avertissement sans frais : les lésions sont réversibles. La douleur alerte et doit aboutir à un traitement pour éviter l'infarctus du myocarde. L'angine de poitrine survient rarement avant l'âge de 45 ans.
  • Infarctus du myocarde. Lorsqu'il survient, le muscle cardiaque est en souffrance et les lésions sont irréversibles. L'infarctus survient surtout à partir de l'âge de 50 ans, plus volontiers chez l'homme que chez la femme.
  • Péricardite. Cette cause survient plutôt chez le sujet jeune, ou parfois dans les suites d'un infarctus. On appelle cela le syndrome de Dressler.

Les problèmes touchant les gros vaisseaux

  • Embolie pulmonaire. Elle survient plutôt chez les personnes alitées non traitées aux anticoagulants, ainsi que chez les opérés récents.
  • Mais l'autre cause assez fréquente est également la jeune femme qui prend la pilule et qui fume beaucoup.
  • Dissection aortique. Surtout chez le sujet âgé.

Les problèmes pulmonaires

  • Pneumopathie. C'est le chef de file des infections pulmonaires.
  • Pneumonie. Touche tous les âges, avec une fréquence plus importante chez les personnes âgées.
  • Pneumothorax. Il survient surtout chez certains sujets jeunes, chez les personnes atteintes de tuberculose, et chez les joueurs d'instruments à double hanche comme le hautbois, le cor anglais et le basson.
  • Pleurésie. C'est un problème plus spécifique de la personne âgée. Elle est souvent révélatrice d'une insuffisance cardiaque ou d'un cancer du poumon.
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive. Elle n'entraîne que rarement des douleurs thoraciques, mais en raison de sa fréquence, le nombre des douleurs thoraciques qu'elle peut générer dans la population est relativement important.
  • Trachéite. Dans ce cas, la douleur ne survient qu'au cours des efforts de toux.

Les problèmes digestifs

  • Les douleurs sont alors dans le bas de la poitrine, proche de l'estomac ou encore sous les côtes à droite ou à gauche.
  • Hernie hiatale.
  • Colique hépatique.

Les problèmes divers

Ce sont en fait eux les plus fréquents, en particulier chez les personnes de moins de 45 ans. 90% des douleurs thoraciques à cet âge sont dues à ces causes bénignes.

  • Névralgie intercostale.
  • Douleur dite neurotonique. Parmi elles la spasmophilie, et surtout les conséquences su stress et du surmenage. La spasmophilie touche 9 fois sur 10 les femmes et une fois sur 10 seulement les hommes.
  • Les suites de zona intercostal. C'est ce qu'on appelle les douleurs post zostériennes.

Douleur thoracique non-ischémique

Aspects physiologiques

La détresse psychique est une cause fréquente de douleur thoracique et l’anxiété amplifie les effets d’une maladie organique.

Une douleur thoracique peut donc être plurifactorielle et son étiologie difficile à affirmer.

Myocardite et péricardite

Rétrosternales, à gauche du sternum, à l’épaule gauche ou droite, d’intensité variant avec la respiration, elles sont décrites comme « aiguës ».

On retrouve parfois un antécédent de maladie virale.

Dissection aortique

La douleur est le plus souvent fulgurante, aiguë, déchirante, irradiant dans le dos, d’apparition très brutale.

Douleur musculo-squelettique ou pariétale

La douleur varie avec la posture ou les mouvements du thorax. On peut retrouver un point douloureux localement sur la paroi thoracique (côte ou cartilage costal).

Douleurs thoraciques et détresses cardio-circulatoires

Introduction

La douleur thoracique, par son côté angoissant et du fait que c’est la manifestation la plus connue de l’infarctus du myocarde, suscite un fort pourcentage de départ des secours. Nous verrons donc ce qui permet de distinguer une douleur thoracique « inquiétante » d’une douleur thoracique d’apparence « bénigne ». Nous étudierons également les principales détresses cardio-circulatoires.

Douleurs thoraciques

Commençons par un petit rappel de physiologie et d’anatomie pour comprendre ce que peut impliquer une douleur thoracique. Le cœur est un muscle creux qui joue un rôle de pompe pour propulser le sang dans l’organisme. Comme tout muscle, le cœur pour fonctionner a besoin de glucose et d’oxygène ; ces substances lui sont apportées par des vaisseaux, appelés artères coronaires, qui cheminent dans la paroi du cœur. Quand ces vaisseaux sont rétrécis, et dans le cas où le cœur doit fournir un effort important, le débit des artères coronaires est limité par ce rétrécissement appelé aussi sténose. Le cœur va donc être amené à fournir un effort alors que ses apports sont limités ; mais comme il ne va pas diminuer son travail, il va souffrir du manque d’oxygène et émettre un signal de détresse sous forme de douleur dont nous verrons les caractéristiques : c’est l’angine de poitrine.

Dans un stade plus avancé, et parfois chez des sujets souffrant d’angine de poitrine, on peut avoir une coronaire qui s’obstrue totalement. Le manque d’oxygène est total et le cœur va émettre le même type de douleur que précédemment : c’est l’infarctus du myocarde.

Voyons maintenant ce qu’il est important de voir face à une personne se plaignant de douleur thoracique :

· antécédents et traitement suivi

· mode de déclenchement et évolution de la douleur

· type de la douleur : douleur constrictive (qui serre) ou simple gêne, survenant au repos ou déclenchée par l’effort, variant avec la position ou la respiration, augmentée à la palpation, calmée par certains médicaments (trinitrine),...

· siège de la douleur : médiane, rétrosternale (derrière le sternum), latérothoracique,...

· irradiations de la douleur : membre supérieur, cou, mâchoire, épaule, dos, région épigastrique (estomac),...

· durée : brève, prolongée, intermittente,...

· signes d’accompagnement : fièvre, toux, angoisse, nausées, vomissements, pâleur, malaise, gêne ventilatoire, tachycardie (rythme cardiaque>100/min), asymétrie des pouls et de la tension artérielle, collapsus,...

Voyons les caractéristiques d’une douleur d’angine de poitrine (ou angor) :

Il s’agit d’une douleur rétrosternale, en barre, irradiant vers les épaules, les mâchoires, la face interne des avant-bras avec une nette préférence pour le côté gauche. Cette douleur est constrictive et ressentie comme une oppression, la sensation d’être « dans un étau ».Elle survient au cours d’un effort, disparaît à l’arrêt de cet effort ou à la prise de Trinitrine. Il s’agit d’un médicament qui a pour effet de dilater les artères coronaires et donc d’augmenter leur débit : il se prend en spray (Natispray par exemple) ou en comprimés à croquer et à laisser fondre sous la langue. Pour être significatif, l’effet doit apparaître en quelques minutes avec la disparition de la douleur.

Le fait qu’un patient, suivi pour une angine de poitrine, ressente une douleur typique au cours d’un effort, va l’inciter à arrêter cet effort et à prendre de la Trinitrine ; cela ne fait que confirmer le diagnostic d’angor ; il ne fera probablement pas appel aux secours publics ni même à son médecin.

Quels sont les cas où une douleur thoracique devra bénéficier d’une intervention médicalisée ?

· toute douleur thoracique même atypique chez une personne présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires : tabac, obésité, hypercholestérolémie, antécédents familiaux, diabète, hypertension artérielle, stress.

· toute douleur thoracique typique chez un sujet sans antécédent connu.

· chez un patient suivi pour angine de poitrine : toute douleur ne cédant pas au traitement, toute douleur accompagnée de signes digestifs, de malaise, de détresse ventilatoire, ou survenant au repos, ou ressentie comme inhabituelle.( on considérera qu’il s’agit d’un infarctus du myocarde jusqu'à preuve du contraire)

· de même, l’augmentation de la fréquence des crises d’angor, ainsi que l’augmentation de leur durée sera considérée comme une menace d’infarctus, d’où le terme de syndrome de menace encore employé.

Pourquoi l’infarctus du myocarde est-il une urgence médicale ?

  • car le patient faisant un infarctus risque à tout instant un arrêt cardiaque par trouble du rythme ( fibrillation ventriculaire ) ; pour cela, certains premiers-secours disposent d’un défibrillateur semi-automatique.
  • parce que le traitement de l’infarctus consiste en une thrombolyse, c’est à dire une destruction du caillot qui obstrue la coronaire au moyen d’un médicament injectable. Plus ce traitement est institué précocement, plus une partie importante du myocarde peut être sauvée. La conséquence d’un traitement tardif va être une perte importante de cellules du myocarde ( muscle cardiaque ) et donc une insuffisance cardiaque réduisant considérablement l’espérance et la qualité de vie du patient. Pour information, une alternative à ce traitement est la dilatation de la coronaire par une sonde montée par voie fémorale et qu’on fait remonter jusqu’au cœur ; ce nouveau traitement en est au stade d’expérimentation et ne présente un intérêt qu’à partir du moment où il peut être mis en œuvre précocement, ce qui ne peut se faire qu’en milieu urbain à forte densité d’établissements hospitaliers, avec une équipe entraînée disponible immédiatement 24h/24.

Quels sont les éléments qui font penser que la douleur n’est pas d’origine cardiaque ?

  • Tout d’abord aucune certitude ne peut être apportée sans électrocardiogramme voire sans analyse de sang : certains infarctus se présentent avec des formes très trompeuses, et les éléments donnés ici ne sont que des indications et ne peuvent être suffisants pour éliminer formellement un problème coronarien.
  • une douleur très localisée, variant avec la respiration, augmentée à la palpation du thorax, est plus en faveur d’un problème pulmonaire ou costal (les côtes).
  • une douleur thoracique chez un sujet jeune, angoissé, sans antécédent, n’est a priori pas d’origine coronarienne ; cela dit, on a vu d’authentiques infarctus du myocarde chez des sujets de 25 ans sans antécédent particulier...

Quelles sont les autres causes médicales pouvant donner des douleurs thoraciques ?

  • les douleurs d’origine gastrique ( estomac) : gastrite, ulcère, oesophagite.
  • les douleurs d’origine digestive : pancréatite, cholécystite (vésicule biliaire).
  • les douleurs d’origine pulmonaire : infection pulmonaire ( pneumonie, bronchite), embolie pulmonaire ( caillot bouchant une partie de la circulation pulmonaire), pneumothorax ( air dans la plèvre, c’est à dire la membrane entourant les poumons).
  • dissection aortique : déchirure de l’intérieur de la paroi de l’aorte ( importance de comparer les pouls et la tension artérielle à droite et à gauche).
  • péricardite (inflammation de la membrane qui entoure le cœur).
  • douleurs osseuses ou articulaires ( fractures de côtes, arthrose)

Toute douleur thoracique doit donc de principe être prise au sérieux par le diagnostic grave qu’elle peut impliquer, et un interrogatoire minutieux de la victime et de son entourage s’impose de même qu’un examen approfondi avec prise du pouls et de la tension artérielle des deux côtés, une palpation du thorax et une manoeuvre d’inspiration profonde pour voir les éventuelles modifications sur la douleur.

Dans tous les cas, le traitement est : position demi-assise ou assise, repos strict et oxygénothérapie à 15 l/min. La prise de Trinitrine par le patient, si cela est son traitement habituel est un bon test diagnostic et ne présente pas d’inconvénient si la tension artérielle est supérieure à 10. A cause de la chute de tension que cela peut occasionner, la Trinitrine se prend toujours en position assise ou allongée.

Les détresses circulatoires

Revoyons les signes principaux de détresse circulatoire :

  • tout d’abord recherche des antécédents et des traitements en cours sans retarder le diagnostic et les gestes de premiers-secours.
  • tachycardie ( pouls>100/min)
  • tension artérielle basse ( <8)
  • pouls filant
  • temps de recoloration cutanée allongé
  • polypnée (augmentation de la fréquence respiratoire)
  • cyanose, sueurs
  • agitation, somnolence, prostration
  • convulsions, coma
  • marbrures
  • refroidissement des extrémités, pâleur cutanée
  • hyperthermie ou hypothermie
  • sensation de soif

Quelles sont les principales causes de détresse circulatoire ?

  • choc septique ( infection importante avec réaction générale de l’organisme)
  • choc cardiogénique ( défaillance cardiaque)
  • choc hypovolémique ( hémorragie importante)
  • choc anaphylactique ( allergie)

Dans tous ces cas, une prise en charge médicalisée rapide s’impose ; dans l’attente de l’équipe médicale il faut installer la personne tête basse , jambes surélevées pour maintenir l’oxygénation du cerveau et éviter un désamorçage du cœur ; la victime sera couverte, ogygénée à 15 l/min et surveillée. En cas de troubles de la conscience, elle sera installée en PLS.

choc septique

Il s’agit d’une pathologie grave ( 50% de mortalité environ) ayant un point de départ infectieux ( urinaire, pulmonaire,...)

On note : tachycardie, tension artérielle basse, polypnée, sueurs, cyanose, troubles de la conscience, faciès rouge avec extrémités chaudes, colorées et fièvre élevée, ou au contraire hypothermie, extrémités froides et marbrures.

choc cardiogénique

Il s’agit d’une défaillance de la pompe cardiaque ; les signes sont les signes habituels des défaillances circulatoires.

Les causes les plus fréquentes sont : infarctus du myocarde, embolie pulmonaire massive, problème de valve cardiaque ( naturelle ou artificielle), dissection aortique, trouble du rythme cardiaque.

L’étape extrême de la défaillance cardiaque est l’arrêt cardio-ventilatoire dont nous connaissons tous les signes : personne inconsciente, absence de ventilation et absence de pouls carotidien ; il existe néanmoins un piège dans lequel certaines équipes sont tombées : chez une personne en arrêt cardiaque, il existe des réflexes de « mourant » qui se manifestent par une ébauche de mouvement inspiratoire de très faible amplitude et avec une fréquence très basse : on appelle cela un « gasp » ; considérant cela comme une ventilation, et supposant qu’il y avait un pouls, la victime a été mise en PLS, alors qu’elle était en arrêt cardio-ventilatoire.

choc hypovolémique

C’est la défaillance par hémorragie sévère, qu’elle soit externe, interne, ou extériorisée. On note une pâleur des conjonctives, des extrémités froides, des sueurs, une soif intense ( ne jamais donner à boire), une angoisse, des troubles de la conscience.

Se méfier des hémorragies internes dont les manifestations sont par définition plus discrètes et qui peuvent être de redoutables urgences chirurgicales : plaie par arme blanche ou par arme à feu, rupture de grossesse extra utérine, rupture de la rate ou du foie lors d’accident de la route ou de défenestration par exemple. La gravité de l’hémorragie peut être masquée par une plaie de très petite taille occasionnée par un couteau à la lame fine mais causant des blessures profondes.

choc anaphylactique

C’est la conséquence de l’entrée dans l’organisme d’une substance à laquelle celui-ci est allergique : le délai est souvent inférieur à une heure, et le pronostic vital peut être mis en jeu.

Rechercher les antécédents, allergiques en particulier, la notion de prise médicamenteuse récente, ou d’aliments particuliers ; on peut trouver , en plus des signes de détresse circulatoire, des éruptions cutanées ( plaques rouges), une difficulté ventilatoire due à un oedème de la gorge ( oedème de Quincke)