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4.12.13

L'huile de poisson - un signe d'espoir pour les maladies cardiovasculaires

Ces jours-ci, l'huile de poisson est un signe d'espoir pour les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires. Il existe une corrélation sans précédent entre l'huile de poisson et les maladies cardiovasculaires. Sauf si vous avez déjà entendu parler, vous êtes probablement sceptique sur la possibilité de ses avantages pour les maladies cardio-vasculaires, mais croyez-le ou pas, il ya eu des preuves récentes de suggérer que il ya assez peu d'avantages.
Des milliers de personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires, ces dernières années ont été aidés par le potentiel de guérison quasi-miraculeuse de l'huile de poisson. Heureusement, cette révélation a été transmise et est actuellement utilisé pour les nouveaux patients qui sont maintenant en cours de traitement. À partir du cholestérol à la plaque, les acides gras oméga-3 acides gras essentiels sont un excellent moyen pour améliorer votre santé cardio-vasculaire.
Une des meilleures choses que l'huile de poisson ne sont soulager les symptômes. Les maladies cardiovasculaires peuvent être aggravées par une inflammation et une façon commune de lutte contre l'inflammation. Les maladies cardiovasculaires sont l'une des nombreuses maladies que vous pouvez obtenir auprès de l'inflammation chronique. D'autres incluent les allergies, le diabète, le cancer, la maladie d'Alzheimer, l'arthrite, la maladie de Parkinson, etc Si vous voulez réduire votre risque de contracter ces maladies.
Alors, pourquoi l'huile de poisson un signe d'espoir pour les maladies cardiovasculaires? Il ya quelques choses d'autres que l'huile de poisson ne qui le rend si contribué à aider les patients à des maladies cardio-vasculaires. Pour une chose, il a été montré pour abaisser le cholestérol LDL, et augmenter le cholestérol HDL. Il a également été montré pour réduire les triglycérides et la pression artérielle, ainsi. Lorsque vous avez moins de gras boucher vos artères, votre risque de crise cardiaque diminue en conséquence.
Mais ce n'est pas tout. Parce qu'il a les attributs d'un diluant du sang, elle réduit la probabilité d'un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque, et il se casse également les caillots qui pourraient causer un accident vasculaire cérébral ou cardiaque. Les scientifiques ont également signalé que l'huile de poisson peut aider à briser la plaque dans les artères, ce qui signifie que vous aurez une meilleure chance d'éviter des troubles cardiaques et se sentent en meilleure santé.
Croyez-le ou pas, les scientifiques ont rapporté que la consommation quotidienne de celui-ci peut réduire votre risque de mort subite par crise cardiaque de moitié. Il peut également réduire le risque de décès par arrêt cardiaque soudain, qui est causée par un rythme cardiaque irrégulier. Il existe de nombreux autres effets positifs ne sont pas liés à votre cœur et votre système cardio-vasculaire, aussi, comme si ceux ne sont pas assez.
Est-il donc trop fort pour déclarer que l'huile de poisson est un signe d'espoir pour les victimes de maladies cardio-vasculaires? Bien qu'il soit certainement pas un substitut pour un environnement sain, riche en éléments nutritifs régime, fréquente l'exercice modéré, et d'autres suppléments, il a certainement améliorer vos chances de survivre à une crise cardiaque et réduit même le risque de vous, même en avoir un dans la première place. Cette révélation, couplé avec les avantages anti-inflammatoires, l'amélioration de la fonction cérébrale, et des améliorations dans presque tous les autres systèmes majeur dans votre corps, il est une évidence.

Source : http://www.neosante.org/maladies-cardiovasculaires-a02853373.htm

Traitement des maladies cardiovasculaires. De l’espoir pour les patients 2013

Une technique innovante, récemment appliquée au Liban, permet de traiter les rétrécissements des artères du cœur et constitue un progrès majeur dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. L’implantation de stents résorbables comporte de nombreux avantages pour les patients atteints d’une  maladie coronarienne. Détails.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité au Liban et dans les pays en développement. La maladie coronarienne est la forme la plus courante de ces maladies et ses crises sont l’une des principales causes de décès tant chez l’homme que chez la femme. La maladie des artères coronaires cause le rétrécissement des artères du cœur. Le muscle cardiaque ne recevant plus suffisamment d’oxygène provoque une douleur thoracique. Selon les cardiologues, un grand nombre de décès pourraient être prévenus si l’on agit sur les facteurs de risque de cette maladie tels que l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’obésité, l’inactivité physique ou un taux élevé de cholestérol. Pour traiter le rétrécissement des artères, un stent coronaire peut être implanté au niveau de l’obstruction afin de maintenir l’artère ouverte et de réduire le risque répété au même endroit. Ce dispositif est un implant conçu pour demeurer dans l’artère en permanence. Une nouvelle technique disponible au Liban permet une meilleure qualité de vie au patient atteint d’une maladie cardiaque. Des stents entièrement résorbables remplacent désormais les stents classiques en métal. Contrairement au stent métallique, ce nouveau dispositif vasculaire est conçu pour être métabolisé lentement à partir de six mois environ jusqu’à dissolution complète après deux ans et demi.


Une technique avantageuse
L’implantation d’un stent résorbable a l’avantage de laisser le patient traité sans corps étranger dans l’artère, réduisant du même coup le risque de le voir développer une thrombose ou une allergie tardive. En l’absence de stent permanent métallique, l’artère peut revenir à un état plus naturel. Ces stents sont également avantageux car ils évitent les complications à long terme. Et on peut en poser autant que nécessaire. La paroi artérielle retrouve en quelques mois toute sa souplesse, car elle n’est plus imbriquée dans la cage métallique du stent. Il s’agit d’un espoir pour les patients qui souffrent d’un rétrécissement d’une artère coronaire. Ce stent permet à l’artère de recouvrer progressivement sa liberté de mouvement et disparaît complètement au bout de 18 mois sans laisser de trace dans l’organisme. Autre avantage de ce nouveau dispositif: éviter une resténose des artères, c’est-à-dire leur rétrécissement, une des complications les plus redoutées par les chirurgiens. L’artère guérit mieux et le patient ne garde pas de dispositif implantable toute sa vie.
NADA JUREIDINI
 
Des résultats prometteurs
Les résultats obtenus sur les vingt patients ayant subi l’implantation de stent biorésorbable dans les hôpitaux libanais sont prometteurs et constituent un espoir dans le traitement des rétrécissements des artères. C’est du moins l’avis des Drs Mohammad Kalakesh et Ali el-Sayed qui ont souligné que la maladie coronarienne est la première cause de décès au Liban et le restera dans les pays en développement d’ici 2020. La quatrième révolution en cardiologie interventionnelle, connue sous le nom Absorb pour le traitement de la maladie coronarienne, réalisée pour la première fois au Liban et produite par Abbott, constitue selon les médecins une découverte révolutionnaire qui va améliorer la qualité de vie des patients cardiaques.

31.5.11

La nouvelle chirurgie cardiaque 2011

Vidéochirurgie, mini-incision, coeur artificiel... En chirurgie cardiaque, de nouvelles techniques permettent d'offrir au patient plus de confort, plus de sécurité tout en garantissant des résultats spectaculaires. Le point avec le Pr Frédéric Collart, chirurgien cardiologue.

Nouvelle chirurgie du coeurLa chirurgie cardiaque est de plus en plus technique et permet d'offrir des résultats spectaculaires à des patients longtemps jugés inopérables. Découvrez avec le Professeur Frédéric Collart, chef du service de chirurgie cardiaque adulte à l'hôpital de la Timone (Marseille), les dernières avancées et leurs indications.

L'avènement de la vidéochirurgie

Le principe de la vidéochirurgie est de pratiquer l'intervention à travers des orifices cutanés de petite taille, permettant le passage du système vidéo d'une part et des instruments d'autre part. Le chirurgien peut alors contrôler son intervention via la caméra.

  • Qui peut en bénéficier ?

Pratiquée pour le pontage et le remplacement des valves cardiaques, surtout la valve mitrale, elle est réservée aux patients jeunes, en bonne santé, non-obèses et sans pathologie associée. "En cas de difficulté il peut basculer vers la chirurgie conventionnelle en agrandissant les incisions pratiquées" commente Frédéric Collart.

  • Quels sont les avantages et les inconvénients ?

"Cette chirurgie est moins invasive (moins traumatisante) pour le patient. Ses résultats sont comparables à la chirurgie cardiaque classique. Pour les femmes, le gain est essentiellement esthétique, pas de sternotomie [NDLR : pas d'ouverture chirurgicale du thorax]. Mais le temps d'opération est doublé" souligne le Pr. Collart. De plus, "l'opération reste malgré tout douloureuse avec des difficultés de récupération. Car les côtes bougent contrairement au sternum. De plus le risque de côtes cassées et plus important".

Pour ce chef de service, "c'est une première étape vers la robotique, qui est déjà très largement utilisée en chirurgie urologique, digestive... mais dont l'utilisation en cardiologie nécessitera encore quelques années ".

Des alternatives à la chirurgie à coeur ouvert

En cas de rétrécissement d'une valve aortique, les techniques classiques de dilatation aortique ou le remplacement de la valve par chirurgie à coeur ouvert n'est pas toujours possible. Dans ce cas, une technique développée par une équipe de Rouen constitue une alternative de choix : schématiquement, une bioprothèse aortique (valve artificielle) est comprimée à la surface d'un ballonnet gonflable et entouré d'un grillage métallique (stent). Elle est implantée grâce à un cathéter (long tube creux, fin et flexible que l'on introduit jusque dans le coeur) en passant par la veine fémorale (au niveau de la jambe). Une fois arrivée à l'endroit désiré, le gonflage permet l'expansion du stent et l'ancrage de la prothèse en regard de la valve malade. Si l'artère de la jambe est endommagée, il est possible de pratiquer une petite incision sous le sein gauche.

  • Quels sont les avantages et les risques ?

Tout est réalisé sous contrôle radioscopique, sans mise en place d'une dérivation de la circulation sanguine en dehors du corps (Circulation Extra-Corporelle - CEC) et avec une incision peu étendue. Mais "la valve calcifiée reste en place, ce qui peut entraîner des fuites et donc un résultat moins bon qu'avec la chirurgie classique" nous explique Frédéric Collart. Il prévient "le risque est de 10 à 20 % de mortalité pendant l'hospitalisation contre 1 à 2 % pour la chirurgie classique". Mais les patients concernés ne sont pas les mêmes...

  • Qui peut en bénéficier ?

Cette technique permet d'opérer des patients considérés comme inopérables ou à très haut risque chirurgical : patients plus âgés pour lesquels la CEC est contre-indiqué, insuffisants rénaux, opérés multiples... "La contre-indication est plus la somation de plusieurs problèmes" insiste le Pr. Collart.

  • Et au niveau de la sécurité sociale ?

Trois mille patients ont bénéficié de cette technique en Europe et au Canada. En France en 2009, deux bioprothèses aortiques ont le marquage CE mais elles ne sont jusqu'alors pas remboursables. Leur dossier va être prochainement évalué par la Haute Autorité de Santé et la Sécurité Sociale.

Le coeur artificiel temporaire

Implantable en quelques minutes, ce dispositif remplit les fonctions du coeur et des poumons, nécessitant la mise en place d'appareils de circulation extracorporelle : un tuyau est installé dans la veine au niveau de l'aine et remonte jusqu'à l'entrée du coeur arrêté. Il aspire le sang qui est alors oxygéné par une petite membrane, puis réinjecté dans l'organisme par une artère. L'ensemble peut fonctionner de quelques jours à quelques semaines.

  • Quels bénéfices et pour qui ?

Ce dispositif* s'adresse en général à des patients jeunes victimes d'infarctus, de myocardite, d'infections virales cardiaques, de problèmes graves lors d'un accouchement ou encore de tentative de suicide par absorption de médicaments. "C'est extrêmement gratifiant" s'enthousiasme Frédéric Collart, "car sans ce geste, la personne allait mourir !".

Cela peut permettre d'attendre une greffe de coeur ou un coeur artificiel, si les lésions sont irréversibles. Mais que le patient peut supporter cette prothèse temporaire. Dans d'autres cas, cela permet de mettre au repos le coeur et les poumons le temps nécessaire à la récupération, quand ils peuvent se régénérer seuls (lésions réversibles).

Les promesses du coeur artificiel

Enfin, l'amélioration des prothèses cardiaques ("coeur artificiel") représente la grande innovation depuis ces cinq dernières années.

  • Quels bénéfices et pour qui ?

"Pour les personnes âgées qui avaient jusqu'alors une espérance de vie de 3 à 6 mois, c'est vraiment une avancée !" s'enthousiasme le Pr. Collart. Mais c'est une grosse opération. Le coeur artificiel utilisé à l'hôpital de la Timone est une petite pompe, l'HEARTMATE II, implantée dans la cavité abdominale ou le thorax. Au niveau de la peau, elle est reliée à un ordinateur et alimentée par des batteries situées sur la ceinture.

Ces prothèses permettent de vivre chez soi, plusieurs mois à plusieurs années. "Un de mes patients a attendu 2 ans et demi avant sa greffe de coeur. Un autre a ce dispositif depuis 4 ans et il va bien" raconte le professeur Collart.

  • Et au niveau de la Sécurité Sociale ?

Le coût élevé de cette prothèse, 80 000 euros environ, est maintenant pris en charge par la Sécurité sociale.

Plus de sécurité, plus de confort et un coût moins important

La mise au point de ces nouvelles technologies en chirurgie cardiaque permet d'offrir aux patients de meilleurs résultats avec un maximum de sécurité, de simplifier les suites opératoires, de diminuer l'hospitalisation et la réadaptation tout en réduisant le coût total de la prise en charge.

Rappelons que les maladies cardiovasculaires tuent chaque année près de 180 000 personnes en France. C'est dire combien l'avènement de cette nouvelle chirurgie cardiaque a un bel avenir... Plus d'innovations pour plus de confort, plus de sécurité. Les chercheurs prennent votre santé très à coeur !

Sabine Vaillant, le 23 mars 2009

* UMAC (Unité Mobile d'Assistance Circulatoire), mise en place dans le service du professeur Collart, mobilisée 24h/24 sur la région PACA. Elle peut intervenir en ambulance ou en hélicoptère afin d'assister les patients sur place avant de les rapatrier à La Timone, sauvant ainsi des patients. D'autres unités existent maintenant à Paris et sur le territoire national.

Une nouvelle chirurgie cardiaque par radiofréquence a été pratiquée au Québec

MONTRÉAL - L'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal (HSCM) rapporte jeudi que ses chirurgiens sont parvenus à effectuer l'une des premières procédures cardiaques au moyen d'un cathéter à radiofréquence pour traiter le type d'arythmie le plus répandu au monde, la fibrillation auriculaire.

Les médecins estiment que cette technologie pourrait se révéler plus sûre pour le patient, plus efficace et moins coûteuse.

Sept millions de personnes au monde, dont 250 000 au Canada, souffrent de ce type d'arythmie. La fibrillation auriculaire peut entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC) lorsqu'elle n'est pas traitée et provoquer des conséquences graves et irréversibles pour la personne atteinte.

Marcio Sturmer, électrophysiologiste et chef du laboratoire d'électrophysiologie à l'Hôpital du Sacré-Coeur, précise que l'introduction de cette nouvelle procédure devrait permettre d'effectuer davantage d'interventions et ainsi en accroître l'accès.

L'ablation par cathéter à radiofréquence vise à éviter le battement rapide des cavités supérieures du coeur, isolant ainsi et bloquant les déclencheurs de la fibrillation auriculaire dans les veines pulmonaires qui conduisent le sang au coeur.

Le nouveau cathéter tridimensionnel utilisé à l'HSCM permet aux médecins de cibler une zone plus vaste, d'effectuer la procédure, de visionner le travail et de confirmer efficacement l'isolation des veines pulmonaires à l'aide d'un seul cathéter.

L'intervention implique moins de manipulation d'instruments, ce qui la rend donc plus rapide et moins invasive.

14.5.11

Maladies cardiovasculaires: la solution serait dans le vin rouge (experts)

Des scientifiques ont percé le secret des Français et de leur santé cardiaque relativement solide, malgré une cuisine peu diététique et riche en graisses saturées: la vérité est dans le vin rouge, indique un article publié dans la revue scientifique PloS ONE.

Selon les auteurs d'une expérience, le "paradoxe français" s'explique par la présence à faibles doses dans le vin rouge de resvératrol, une substance contenue dans le raisin, les mûres et les grenades.

Les scientifiques ont établi que la présence du resvératrol à faibles doses dans la nourriture provoquait un effet similaire à celui d'un régime alimentaire de 20 à 30% moins calorique, allongeait l'espérance de vie et freinait le vieillissement cardiaque.

Des études menées auparavant avaient démontré que le resvératrol administré à hautes doses augmentait la durée de vie des invertébrés ainsi que l'espérance de vie de souris soumises à un régime hypercalorique.

Les auteurs de cette dernière expérience ont constitué deux groupes d'animaux. Le premier était astreint à un régime hypocalorique, alors que le second se voyait administrer de faibles de doses de resvératrol sans modification du régime alimentaire.

La similitude des effets était notable, avec seulement de 2% de différence en faveur du régime "allégé" concernant le vieillissement des tissus cardiaques, fait remarquer Jamie Barger, l'auteur de l'étude.

"Le resvératrol est actif même à des doses significativement plus réduites qu'on ne le croyait auparavant, et il reproduit la plupart des effets d'une réduction calorique", confirme pour sa part Thomas Prolla, professeur de génétique à l'université du Wisconsin et co-auteur de l'étude.

Les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire

Anticiper la maladie cardiovasculaire

Une maladie cardiovasculaire peut frapper sans prévenir mais elle ne survient certainement pas au hasard. Les risques d’être victime de cette pathologie ne sont pas les mêmes d’une personne à une autre. Pour savoir si l’on court le risque d’être un jour victime d'une maladie cardiovasculaire, il faut connaître les facteurs de risque.

Qu'est-ce qui favorise l'apparition d'une maladie cardiovasculaire ?

Il existe un certain nombre de facteurs de risque pouvant favoriser l’apparition d’une maladie cardiovasculaire. Avant toute chose, il est important de souligner que les lésions qui sont à l’origine des troubles cardiovasculaires font leur apparition pendant la période de l’adolescence. La maladie peut définitivement s’installer s’il existe des facteurs aggravants. L’on peut faire la distinction entre cinq principaux facteurs de risque. D’abord, il y a l’âge. Un homme âgé de plus de cinquante ans et une femme âgée de plus de soixante ans présentent plus de risques d’être atteints d’une maladie cardiovasculaire. Vient ensuite le fait de fumer, que l’on soit resté un fumeur ou que l’on ait arrêté depuis moins de trois ans. Le diabète et l’hypertension artérielle constituent également des facteurs de risque, que le sujet concerné suive ou non un traitement. Enfin, il y a le taux élevé de mauvais cholestérol ou un taux insuffisant de bon cholestérol. Mis à part les facteurs cités précédemment, il y a ceux qui prédisposent à la maladie cardiovasculaire.

Les facteurs prédisposant à la maladie cardiovasculaire

Concernant les situations qui peuvent constituer des facteurs prédisposant à la maladie cardiovasculaire, il y a d’abord l’obésité. Une personne en surpoids peut présenter un taux élevé de cholestérol, souffrir du diabète et d’hypertension artérielle. La sédentarité, qui implique que l’on ne pratique pas suffisamment d’exercices physiques, prédispose également au diabète. Il faut également citer le facteur hérédité. Si un parent masculin, à savoir le frère ou le père, a été victime d’une crise cardiaque avant l’âge de 55 ans, ou une parente, en l’occurrence la sœur ou la mère, en a présenté avant l’âge de 65 ans, il faut se méfier, réaliser très tôt des contrôles et faire très attention à son hygiène de vie, afin d’atténuer les risques de survenue d’une maladie cardiovasculaire. Il est important de mettre l’accent sur le fait que la présence d'un seul de tous ces facteurs peut engendrer une maladie cardiovasculaire.

6.4.11

Comment reconnaître les troubles du rythme et de la conduction cardiaque ?

Quels sont les symptômes des troubles du rythme et de la conduction cardiaque ?

Les symptômes des troubles du rythme et de la conduction cardiaque varient. Ils peuvent être inexistants ou, au contraire, apparaître sous différentes formes. Ils sont parfois difficiles à identifier.

L'absence de symptômes

Les troubles du rythme et de la conduction cardiaque sont parfois ignorés car ils n'entraînent aucun signe perceptible. Leur découverte peut se faire lors d'un électrocardiogramme (ECG), dans le cadre d'un bilan pré-opératoirebilan pré-opératoire
Bilan médical effectué avant une intervention chirurgicale. par exemple.

Des symptômes variés

Dans d'autres cas, les troubles génèrent des signes variés, dont l'origine cardiaque n'est pas toujours facilement identifiable. Par exemple, une pause cardiaque très brève peut provoquer une courte perte de connaissance (une absence), une perte d'équilibre, voire une chute sans raison, alors que la personne est debout.
En général, la personne perçoit un battement ou une série de battements plus forts, plus rapides (vibrations dans la poitrine) ou plus lents (sensation de vide ou de pause). Ce sont les extrasystolesextrasystoles
Contraction anormale du coeur entre deux contractions normales..
Le trouble du rythme cardiaque ou de la conduction peut être intermittent, récidivant, constant et plus ou moins bien supporté (fatigue, malaise, essoufflement...).

Comment se fait le diagnostic des troubles du rythme et de la conduction cardiaque ?

Les symptômes et l'examen clinique orientent vers les troubles du rythme et de la conduction cardiaque.
L'électrocardiogramme (ECG) est l'examen principal pour établir le diagnostic.
Lorsque les troubles sont brefs, inconstants ou surviennent dans des circonstances particulières, il est nécessaire de pratiquer des enregistrements sur plusieurs heures ou plusieurs jours (Holter ECG).

4.4.11

Six types de maladie cardiovasculaire

L'expression « maladie cardiovasculaire » englobe plusieurs maladies de l'appareil circulatoire, constitué du cœur et des vaisseaux sanguins, qui alimentent les poumons, le cerveau, les reins ou d'autres parties du corps. La maladie cardiovasculaire est la première cause de décès chez les Canadiens d'âge adulte.

Ce document traite des six types suivants de maladie cardiovasculaire.

  1. La cardiopathie ischémique, le type de maladie cardiovasculaire le plus répandu au Canada et dans les autres pays industrialisés, se rapporte à des problèmes d'irrigation sanguine du muscle cardiaque. Un blocage partiel d'une artère coronaire, ou des deux, peut entraîner une insuffisance de sang oxygéné (ischémie), provoquant des symptômes comme l'angine de poitrine (douleur thoracique) et la dyspnée (essoufflement). Le blocage complet d'une artère provoque une nécrose (dommage aux tissus) ou un infarctus du myocarde, couramment appelé crise cardiaque.
    • Comment savoir si je fais une rise cardiaque?
    • Qu'est-ce que l'angine de poitrine?
  2. La maladie cérébrovasculaire désigne un problème de circulation sanguine dans les vaisseaux du cerveau. Un blocage dont les effets durent moins de 24 heures est appelé un accident ischémique transitoire. Un blocage complet avec des effets à long terme constitue une thrombose cérébrovasculaire ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Parfois, un vaisseau sanguin peut éclater dans le cerveau, causant des effets à long terme.
    • Accident vasculaire cérébral - plus d'informations
  3. La maladie vasculaire périphérique affecte principalement la circulation sanguine dans les jambes. Les personnes atteintes se plaignent habituellement de douleurs aux mollets, en particulier en marchant.
  4. L'insuffisance cardiaque survient lorsque l'activité de pompage du cœur ne permet pas d'atteindre le niveau de circulation sanguine dont le corps a besoin. Cet état peut être la conséquence de dommages au muscle cardiaque, par exemple une crise cardiaque, d'une consommation excessive d'alcool, ou d'une maladie du muscle cardiaque appelée myocardiopathie. Les personnes atteintes d'insuffisance cardiaque éprouvent habituellement un essoufflement et une enflure des jambes.
  5. Le rhumatisme cardiaque, autrefois répandu au Canada, demeure un grave problème dans de nombreux pays pauvres. La maladie a son origine dans une infection bactérienne subie pendant l'enfance, qui affecte les articulations et les valvules cardiaques. Les problèmes cardiaques se manifestent de nombreuses années plus tard, et il faut souvent procéder à une intervention pour remplacer les valvules.

    D'autres infections peuvent attaquer les tissus internes du cœur, y compris les valvules (endocardite), ou l'enveloppe externe du cœur (péricardite).
  6. La cardiopathie congénitale désigne un problème de structure du cœur, découlant d'une anomalie présente à la naissance. Il peut s'agir d'une anomalie très simple, comme une petite perforation de la paroi interne du cœur, ou d'un problème très complexe affectant la circulation sanguine dans le cœur et les poumons. Certaines cardiopathies congénitales peuvent causer automatiquement le décès si l'on ne procède pas à une intervention chirurgicale immédiate pour les corriger. D'autres entraînent un degré variable d'invalidité, et peuvent être traitées par chirurgie au laser à un âge ultérieur, exigeant parfois plusieurs interventions.

3.4.11

Les prouesses de la chirurgie cardiaque

Aujourd’hui, les chirurgiens en cardiologie sont capables de réaliser ce qui était encore impensable il y a quelques années : remplacer les pièces défectueuses du coeur, régler ses battements, adapter des nouveaux vaisseaux, en bref, offrir un large panel d’interventions adaptées à chaque pathologie. Doctissimo fait le point sur les techniques fréquemment employées dans les hôpitaux et présente les perspectives thérapeutiques proposées par la recherche.

http://ad.doctissimo.fr/5/www.doctissimo.fr/pages_sante/maladies_cardio/exclu/2137654588/Middle/OasDefault/default/empty.gif/4b66744472553072757055414278364e?L’angioplastie ou dilatation artérielle

Utilisée depuis 1977, l’angioplastie permet de rétablir un flux sanguin normal dans les artères rétrécies par une plaque d’athérosclérose (accumulation de cholestérol). Elle consiste à insérer dans l’artère bouchée un fin cathéter terminé par un ballonnet, qui une fois gonflé, dilate l’artère et permet un rétablissement du flux sanguin.

Mais dans les six mois suivant cette intervention, trois complications peuvent se produire : un recul élastique de la paroi artérielle diminuant son diamètre, une prolifération de cellules due à la cicatrisation des tissus et une vasoconstriction chronique du vaisseau. C’est ce qu’on appelle la resténose post-angioplastie. On peut déposer alors à l’intérieur un petit treillis métallique, le stent, qui tel un ressort, maintient l’artère ouverte lorsque le ballonnet est retiré. Il réduit le taux de resténose de 30 % en limitant le recul élastique et la vasoconstriction, mais il n’empêche pas la prolifération cellulaire. Dans ce contexte, l’utilisation de radiations ionisantes pourrait apporter une solution efficace.

Le pontage coronarien

On réalise un pontage coronarien lorsqu’une angioplastie n’est pas envisageable. Cette technique, développée depuis 1964, consiste à implanter une veine ou une artère servant de pont entre l’aorte et la partie du vaisseau coronaire située en aval de l’obstruction. Lorsque les coronaires sont bouchés à plusieurs endroits, on réalise des multiples pontages.

La veine utilisée est habituellement prélevée sur la jambe, (veines saphènes), mais lorsqu’il s’agit d’une occlusion plus importante, les chirurgiens utilisent l’artère mammaire. Dans tous les cas, c’est une intervention lourde, qui nécessite la mise en place d’une circulation extra-corporelle pendant l’opération afin d’arrêter le coeur. Un séjour à l’hôpital d’une quinzaine de jours est indispensable à une bonne récupération et à la vérification de l’état des cicatrices.

La revascularisation par laser à travers le muscle cardiaque

Cette technique s’adresse aux angines de poitrine sévères, qui ne sont améliorées ni par angioplastie, ni par pontage. La technique consiste à percer avec un laser une multitude de minuscules "tunnels" dans la parois du muscle cardiaque, afin de permettre au sang contenu dans le coeur d’aller directement oxygener les cellules.

Le pacemaker

C’est l’appareil implantable le plus répandu. Chaque année, 30 000 environ sont implantés en France, et la pose de ce stimulateur cardiaque constitue à l’heure actuelle un geste de routine pour les chirurgiens.

La greffe du coeur

Elle est la dernière solution envisagée. L’opération consiste à retirer le coeur malade en sectionnant ses gros vaisseaux, pour le remplacer par un coeur sain provenant d’un donneur en état de mort cérébrale. Cette intervention est très longue, mais c’est un nouveau souffle pour les patients et ce, malgré les traitements immunosuppresseurs lourds prescrits à vie. Car plus de 70 % d’entre eux sont toujours en vie 10 ans après l’opération.

Des progrès considérables

Il y a à peine 40 ans, les médecins traitaient l’infarctus du myocarde à la morphine et en alitant le patient un mois durant. La survie était très faible. Même si les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans nos pays occidentaux, la révolution apportée par la chirurgie en moins d’un demi-siècle est considérable. En allant de concert avec les progrès préventifs et thérapeutiques, elle représente un espoir certain de guérir un jour complètement ce type de maladies.

Delphine Berdah